Ce troisième numéro d’On Refait La Marche met l’accent sur le Gait Variability Index, développé par Arnaud Gouelle, responsable du laboratoire d’analyse du mouvement de l’hôpital Robert Debré à Paris. En question, le risque de chute et la possibilité qu’offre cet index d’en quantifier le risque au cours de la marche. Premier numéro sur une série de trois, nous allons détailler les concepts de stabilité et de variabilité de la marche ainsi que la création de cet index. On Refait La Marche n°3
Dans ce deuxième numéro de « On Refait La Marche », le Pr. Frédéric MARIN, du Laboratoire de biomécanique et bioingénierie de l’université technologique de compiègne nous présente une intervention intitulée : biomécanique articulaire et modélisation musculosquelettique. Cette intervention a été enregistrée lors du séminaire « ACTUALISATIONS EN PHYSIOPATHOLOGIE NEUROLOGIQUE ET ANALYSE DU MOUVEMENT CHEZ L’ENFANT ATTEINT DE PARALYSIE CEREBRALE » le 28 novembre 2011 à l’Hôpital Robert Debré (Paris), organisé par le Dr. Ana Presedo (chirurgien orthopédiste).
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Vicon Polygon 4, nouvelle version majeure du logiciel de création de rapport clinique vient de sortir. Avant de faire le tour des nouveautés et des problèmes (il y en a), petit retour en arrière. Vicon Polygon a succédé à l’outil VCM (Vicon Clinical Manager lancé en 1992). Il s’agit d’un outil de création de rapports agrégeant les données numériques issues du fichier c3d (contenant l’ensemble des données cinématiques, dynamiques et électromyographiques entre autres), les vidéos, images, etc., sous forme d’un rapport clinique personnalisé. Le rapport ainsi créé est exporté dans un viewer en lecture seule qui permet au lecteur d’accéder aux données telles que le concepteur du rapport l’a prévu.
Les versions de Polygon se sont bonifiées avec le temps, rajoutant ça et là un certain nombre de fonctions lui permettant de suivre les innovations technologiques matérielles de Vicon. Ainsi, la version 3 de Polygon a permis d’utiliser le temps réel Vicon (via Tarsus) et surtout a permis d’implémenter les modèles musculosquelettiques. Toutefois, rien que dans la génération 3 de Polygon, un certain nombre de problèmes commençaient à titiller les nerfs de certains ingénieurs de laboratoires d’analyse quantifiée de la marche. Ainsi, la version 3, avant l’arrivée de la 3.5, était compatible avec Microsoft Windows XP et non avec Windows Vista ou Seven sauf via l’installation d’un patch non fourni par Vicon (il manquait sur bien des ordinateur un fichier dll lié à la prise en charge de la 3D). A partir de la version 3.5, Polygon n’est compatible qu’avec Windows Vista ou Seven et non plus avec Windows XP qui plante avec un beau message d’erreur la plupart du temps. la résolution du problème passe là encore par l’installation d’un patch (patch microsoft fourni par Vicon uniquement sur son site web… pratique). Plus généralement, concernant tous les produits logiciels Vicon, le virage Windows XP / Windows vista a été très mal négocié. Total manque d’anticipation ? problèmes techniques ? Toutes les explications seront les bonnes pour expliquer l’incompatibilité des softs Vicon avec Windows Vista à l’époque de sa sortie et durant toute sa période de vie (courte). Le système de Microsoft était mauvais certes, lent et la gestion matérielle foncièrement différente de XP. Au point pour les distributeurs de fournir des PC avec Windows XP aux laboratoires jusqu’à la sortie de Windows 7. Mais si l’on revient à Vicon Polygon, c’est un vrai problème puisqu’il a fallu pour les médecins et kinés lisant le rapport d’analyse de la marche, jongler avec les patchs (et les codecs dans certains cas) en fonction du système d’exploitation installé sur leur machine.
Polygon 4 était très attendu. Un certain nombre d’innovations technologiques de vicon attendaient leur implémentation dans un tel outil. Également, un rafraichissement cosmétique et fonctionnel était le bienvenu. Au final, si l’on parle de Vicon Polygon au niveau de la création de rapport, c’est du tout bon. Au niveau de l’interface, Vicon reprend la notion de ruban de Microsoft Office. C’est assez réussi mais cela nécessite un écran confortable pour l’utiliser sereinement (quelques icônes beurk… on sent bien qu’on est dans le monde Windows #troll).
Sur le plan des fonctions, Vicon a implémenté le support natif des vidéos « overlay », ces vidéos unifiant les données vidéos issues de la caméra et du vecteur force de réaction du sol en surimpression. Vicon a également bien travaillé sur les fonction d’export en permettant l’export natif en pdf ou html. Un meilleur support de la visualisation en temps-réel est également à l’ordre du jour. Ce support avait également été porté sur Polygon 3.5 en remplacement de l’antique Tarsus, le temps réel historique de Vicon IQ.
Sur le plan des nouveautés vraiment nouvelles, c’est le nouvel environnement 3D remis vraiment au goût du jour. On obtient là une visualisation 3D convaincante en lieu et place de la vieille 3D direct3D avec ombrage de Gouraud. Les meshes fournis sont de qualité et permettent une visualisation bien plus agréable. De nouvelles fonctions sont également implémentées dans l’espace 3D permettant une personnalisation de la visualisation vraiment poussée. Les fonctions relatives à la vidéo sont très intéressantes. Le zoom et la possibilité de ce centrer sur un moment ou endroit précis de la vidéo sont un plus appréciable. Les performances ont été augmentées et on peut lire simultanément jusqu’à 6 vidéos. Un petit bémol toutefois. Le format vidéo utilisé dans Polygon est le format avi. Ce format est en fait plutôt un conteneur avec des codecs différents comme ffdshow (recommandé par Vicon), xvid ou autre. Le problème est que l’utilisateur final qui va lire le rapport fourni par le labo doit se doter d’un pack de codecs pour être sûr de pouvoir lire les vidéos…. patchs, codecs… ça commence à faire beaucoup pour le médecin qui reçoit le rapport.
Sur le plan du viewer, il y a du bon et du moins bon. Celui qui reçoit le rapport obtient un CD, un DVD ou un lien qui lui permet de lancer l’exécutable « Polygon Viewer ». Le rapport ainsi ouvert est en lecture seule et le contenu du rapport dépend de ce que celui qui l’a produit : aucun risque de supprimer des données ou de casser la mise en forme. Du côté du bon, l’utilisateur final a devant lui un logiciel agréable, intuitif, remis au gout du jour bénéficiant d’une interaction moderne avec le logiciel (ce qui n’était pas le cas avant).
Nous arrivons maintenant au truc qui fâche. Dans les versions précédentes de Polygon (toutes avant la 4), la possibilité était donnée à l’utilisateur d’agrandir un graph présenté sous forme de miniature. C’est une fonction logique que l’on retrouve de manière permanente sur le web : je vois une image présentée sous forme de vignette, je clique dessus pour la voir en grand. Au niveau des graphiques et courbes, c’est une fonction qui n’est pas seulement logique. C’est indispensable pour lire le rapport. Je dois pouvoir voir la courbe et ses détails en grand en cliquant sur la miniature de cette même courbe. Fini dans Polygon 4. Vous avez une page de miniatures de courbes, vous ne pouvez pas les ouvrir individuellement. C’est une totale aberration. Dans un premier temps, j’ai cru à un bug et j’ai fait remonter l’info à Vicon. Il s’en est suivi un échange de mail surréaliste dont je vous passe la teneur. Une seule réponse : on a décidé d’enlever cette fonction….sic.
Cette fonction n’est pas qu’une fonction. Elle est l’essence même de ce type de logiciel. Enlever cette possibilité sciemment, c’est méconnaître comment les gens lisant un rapport clinique électronique utilisent ce rapport. Il m’est aujourd’hui impossible de recommander ce logiciel. Il n’est pas pensable de fournir un rapport dans lequel il n’est pas possible de voir un grand un graph présenté sous forme de miniature. Bref, pour tous les nouveaux laboratoires d’analyse quantifiée de la marche qui s’installent, je recommande d’acheter la version 3.5.1 de Vicon Polygon tant que ce problème ne sera pas résolu.
Depuis quelques jours, Box.net vient marcher sur les pieds de icloud (Apple) et principalement Dropbox en proposant 50 gigas gratuits. L’avantage de Icloud, c’est d’être parfaitement intégré à l’écosystème. L’avantage de Dropbox, c’est de proposer un ensemble d’applis gratuites permettant d’accéder très facilement à ses données sur n’importe quelle plate-forme. Box.net fait très fort avec cet espace de stockage conséquent et gratuit pendant 50 jours. Les applis mobiles sur iphone et ipad sont très bien faîtes mais il manque clairement une appli pour mac os. Cette appli existe, il s’agit de boxsync, mais elle est réservée aux comptes pro donc payants. Pour ceux qui ont donc pris la version gratuite à 50 gigas, ils sont obligés de se connecter sur le site box.net via leur mac pour transférer les fichiers que l’on veux disponibles sur ios : pas pratique.
Voici donc la solution pour les utilisateurs de mac et de box.net. Sur votre mac, dans le finder, aller dans le menu « aller » puis « se connecter au serveur ». Là, entrez cette adresse : http://www.box.net/dav
Un fenêtre va s’ouvrir pour demander login et mot de passe. Entrez vos identifiants box.net
Vous aurez ainsi accès à votre contenu dans le nuage
Si vous souhaitez accéder directement à votre dossier box.net en ligne, vous pouvez ajouter un raccourci directement dans le menu de droite du finder comme ci-dessous.
Dans le petit monde de l’analyse quantifiée de la marche, les médecins prescripteurs reçoivent le rapport de l’examen sous plusieurs formes. Dans la majeure partie des cas, ce rapport se présente sous la forme d’un rapport électronique « Polygon ». Ce rapport est propriétaire, c’est à dire propre à Vicon Motion Systems, dont le matériel de capture de mouvement équipe la plus grosse majorité des salles d’analyse quantifiée de la marche. Ce rapport contient du texte, des images, des vidéos et des courbes graphiques. L’avantage d’utiliser un tel logiciel est bien souvent la possibilité de dérouler les courbes cycle de marche par cycle de marche, d’exploiter les modélisations musculo-squelettiques en 3D et de disposer de fonctions spécifiquement développée dans le cadre de l’examen clinique de la marche. Bien souvent, du fait du poids des vidéos, ce rapport électronique est lourd et ne peut aisément être transmit autrement que par CD. On peut également le transmettre par internet via un serveur ftp mais il faut que celui-ci permette une sécurisation des données qui, dans ce cas, relèvent de l’information médicale.
Dans d’autres cas, le problème posé par ces rapports relève du stockage au sein même de la structure hospitalière. En effet, les services hospitaliers ne voient pas toujours d’un très bon oeil le stockage de rapports dont le poids oscille entre 150 et 300 mégas chacun. Parfois même ils n’acceptent tout simplement pas ce stockage pour des raisons de sécurité. En effet, le lanceur du rapport étant un exécutable, certains services informatiques hospitaliers n’acceptent pas le stockage in situ.
Dans le cadre du dossier patient informatisé, un tel rapport pose des problèmes d’intégration dans des logiciels de dossiers patients informatisés comme M2 de la société Moove (excellent, respectant le cahier des charges européen en matière de dossier patient informatisé). Cette intégration, dans le monde merveilleux de Candi, devrait consister en une encapsulation cryptée des données au sein du logiciel, ce qui est tout simplement impossible en terme de ressources concernant ces rapports Polygon.
En dernier lieu, ce type de rapport pose tout simplement problème quand aux compatibilités système. En premier lieu, il faut Microsoft Windows pour le lire. On peut le lire sous Mac ou Linux mais forcément en utilisant un logiciel de virtualisation qui de toute façon lancera Windows. J’en avais déjà parlé là. Je ne parle pas des difficultés que le lecteur du rapport aura s’il n’a pas les bons codecs vidéo pour lire les vidéos intégrées. A Bois-Larris nous nous affranchissons du problème en fournissant des vidéos au format mpeg1. Ainsi, le format étant nativement pris en charge par Windows, pas besoin d’installer des packs de codecs. Pour autant, en fonction de la version de Vicon Polygon qui a servi à élaborer le rapport, ce dernier devra être lu par un Windows spécifique. Ainsi, pour une version de Polygon 3.1 ou antérieure, aucun problème pour lancer le rapport sous Windows XP. Pour lire ce rapport sous Windows Vista/Seven, il faudra installer un patch. Pour un rapport produit via Polygon 3.5 (le dernier en date), aucun problème pour lancer le rapport sous Windows Vista/Seven. Par-contre, pour lancer le rapport sous Windows XP, il faudra là encore un patch.
Bref, beaucoup de facteurs font que certaines équipes se tournent vers le rapport papier imprimé ou le rapport électronique pdf. Dans le cas du rapport papier, certains centres fournissent les courbes sur papier et donnent un CD contenant les vidéos. Ce n’est toutefois pas très pratique car on perd souvent l’un des deux. La longévité du support CD/DVD gravé, qui est très courte, n’incite pas vraiment à utiliser ce support sur le long terme.
Dans le cas du rapport pdf, il n’était ni plus ni moins que la version électronique du rapport papier. Depuis la version 8 Adobe a rendu possible l’intégration de fichiers multimédias tels que les vidéos. Ces vidéos peuvent être au format flv, mpeg, avi, mp4…Pour les intégrer dans le fichier prf il faut soit investir dans une version payante d’Adobe Acrobat, soit utiliser Latex, soit utiliser la seule solution logicielle gratuite et simple à mettre en oeuvre, Foxit Reader 5. Ci-dessous, un tutoriel vidéo pour insérer une vidéo dans un fichier pdf. Ce tutoriel est un vidéocast mensuel intitulé « On Refait La Marche ». Vous pourrez retrouver ce vidéocast tous les mois sur le site analysedelamarche.fr ou sur la chaîne Youtube du site.
Un dernier point. Il existe de plus en plus de structures qui s’équipent d’une salle d’analyse de la marche. Ces salles disposent en général de caméscopes numériques ou non, d’une plate-forme de posturo parfois, d’un locomètre ou d’un tapis GaitRite au mieux. Il est tout à fait possible de produire un rapport pdf avec les vidéos intégrées afin d’agréger l’ensemble des observations cliniques et des mesures en un seul document. Nul besoin alors de disposer de Vicon Polygon qui ne présente d’intérêt que pour les salles d’analyse quantifiée de la marche.
Pour que vous puissiez vous faire une idée précise des différences entre rapport Polygon et rapport pdf, nous mettons à votre disposition un rapport exemple pdf et un Polygon. Ces rapports sont accessibles sur cette page du site analysedelamarche.fr. Amusez-vous bien
UPDATE : Fabien Leboeuf, Docteur-Ingénieur en Biomécanique au Laboratoire d’Analyse de la Marche du CHU de Nantes nous propose un document expliquant la méthode et fournissant les codes pour l’utilisation de LaTeX dans l’élaboration de rapports d’analyse de la marche sous forme d’un document pdf unique. C’est publié dans The PracTeX Journal et c’est par ici.
Depuis plusieurs mois, on me questionne sur l’utilisation du système Vicon et de ses softs sur mac. Ce petit billet de fond va me permettre de répondre aux interrogations de chacun mais surtout de faire un point large sur ce qu’il est possible de faire ou non. Nous ne resterons pas uniquement sur l’écosystème Mac mais également sur les IDevices comme l’Ipad ou l’Iphone.
1. Les softs Vicon ne tournent que sous Microsoft Windows…
Voilà, ça c’est fait. Tout ça pour dire qu’il n’existe pas de logiciels Vicon programmés pour fonctionner sur Mac Os. Il va donc falloir utiliser d’autres biais pour faire tourner les softs sous Windows sur Mac. Pour cela, deux solutions Bootcamp ou un soft de virtualisation comme Parallels Desktop. La virtualisation consiste à faire tourner Windows à l’intérieur même de Mac Os X. Bootcamp est la solution Apple pour faire cohabiter Mac Os avec Windows ou l’inverse . Il suffit d’utiliser l’utilitaire Apple Bootcamp et de suivre pas à pas les indications pour installer un Windows tout propre dans sa petite partition dédiée. Deux problèmes se posent en fonction de la génération de mac que vous avez et de version de parallels desktop si vous souhaitez utiliser la virtualisation
- Que le logiciel de capture de mouvement Nexus voie le dongle.
- Faire le lien réseau entre Nexus et le système de capture de mouvement pour prendre la main sur la capture.
2. Utiliser Vicon Nexus sur Mac sous Windows
Que ce soit sous Bootcamp en redémarrant sous Windows (en pressant le bouton « alt » au démarrage) ou sous Parallels Desktop, le dongle est parfaitement reconnu et Nexus se lance sans problème. Quelques bémols toutefois.
Il n’y a aucun problème sous bootcamp et windows (XP ou Seven… Oubliez Vista) reconnait le dongle, que vous l’installiez avec les pilotes fournis par Vicon ou que vous laissiez Windows Update faire son boulot.
Sous parallels desktop en revanche, ça fonctionne uniquement si vous laissez Windows Update trouver les pilotes de votre dongle. Si vous installez les pilotes fournis par Vicon, ça ne marche pas. La raison est simple. Windows Update va chercher les derniers pilotes certifiés disponibles et les installer. Aladdin, qui fabrique les dongles, a récemment adapté ses pilotes pour qu’ils puissent fonctionner en environnement de virtualisation.
3. Capturer le mouvement sur Mac avec Vicon Motion Systems
Utiliser Vicon Nexus pour traiter et visualiser les fichiers c’est une chose, capturer le mouvement c’est autre chose. Il faut qu’il y ait la possibilité de faire le « link » avec la machine. Sous Nexus 1.6 comme 1.7, pas de problème le lien se fait mais à certaines conditions. Tout d’abord, il faut que l’adresse de votre carte réseau Ethernet soit 192.168.10.1. Si vous êtes sous parallels desktop, il faut paramétrer cette adresse sous windows mais également bien spécifier dans les options de parallels qu’il s’agit d’une carte ethernet. En fonction du chipset réseau et de la génération de votre mac cela peut ou non être nécessaire. Là je vous parle pour un Macbook Pro de 2009.
Vous constaterez que si vous faites le « link » avec le système, cela semble ne pas fonctionner. Sur mac, que ce soit sous bootcamp ou parallels desktop, le lien n’est pas réalisé en temps réel au contraire d’un PC classique. il y a une petite manip à faire qui consiste à faire un « refresh » comme montré sur l’image ci-dessous.
C’est magique, ça fonctionne.
Attention toutefois. Je vous recommande vraiment de réaliser la capture de mouvement sous Bootcamp. En effet, en virtualisation ça fonctionne mais le principe même de virtualiser Windows sous Mac Os ponctionne beaucoup de ressources (mémoire et processeur). Si vous souhaitez utiliser vraiment la notion de temps réel, il est nécessaire d’avoir à sa disposition du maximum de ressources.
Tout cela a été testé sous un MacBook Pro 13 pouces de 2009 avec Mac Os Snow Leopard 10.6.8, Parallels Desktop 6.0.12090.660720 (la version précédente ayant des problèmes sous cette version de Snow Leopard) et Vicon Nexus 1.6.1 et 1.7.1.
Remarque n°1 : Mac Os Lion : Lion est sorti hier, uniquement disponible dans le Mac App Store pour l’instant. Attention, la peinture est fraiche. Cela veut dire que tout ce que je viens de vous raconter ne marche pas forcément. Attendez la version 1.7.3 environ avant de l’installer sur une machine de production. Parallels Desktop au lancement signale actuellement que seule la version citée plus haut fonctionne avec Lion.
Remarque n°2 : Polygon, Nexus, Pecs, Bodybuilder tournent maintenant sans problème sous Microsoft Windows 64 bits. Je vous recommande fortement d’installer un Windows 64 sur votre partition Bootcamp pour tirer parti du processeur 64 bits des Mac actuels mais surtout de profiter de la totalité de la mémoire vive disponible, ces applications étant gourmandes en ressources.
4. Les rapports d’analyse de la marche sous Polygon
Pour les ingénieurs d’analyse de la marche (terme impropre dans pas mal de cas mais je n’en ai pas d’autres), la production d’un rapport Polygon est faisable sous Mac dans les mêmes conditions que décrites dans cet article.
Pour le médecin qui reçoit le rapport, celui-ci pourra être lu sous Mac soit via Bootcamp, soit Parallels Desktop. Dans le premier cas, sous Bootcamp, aucun problème. Il s’agit d’un ordinateur sous Windows, tout fonctionne donc très bien. Quelques remarques cependant. Si le rapport fourni a été réalisé sous Vicon Polygon 3.1, le rapport en lui-même ne pourra être lu que sous Windows XP. Pour être lu sous Windows Vista (beurk) ou Seven, il faudra installer un patch disponible à cette adresse. Si le rapport a été réalisé sous Vicon Polygon 3.5, le rapport fourni ne pourra être lu que sous Windows Vista/Seven… Va comprendre Charles….
Sous Parallels Desktop en revanche, les choses se compliquent. La lecture de l’AQM est possible dans un environnement de virtualisation. Les courbes et vidéos passent sans problème. La modélisation 3D en revanche pose d’autres problèmes. La visualisation du Kinégramme 3D peut faire planter le rapport Polygon si l’accélération graphique est cochée dans les paramètres de Parallels Desktop. Il faut donc vérifier que cette accélération graphique soit décochée si on veut visualiser la modélisation. Bien sûr, au cas où cette option est désactivée, l’interface Aero de Windows sera désactivée également.
5. Les Idevices avec Vicon
Dans le cadre de la mise en place d’un laboratoire d’analyse de la marche, on m’a demandé quelle était la meilleure façon pour monitorer un signal EMG dans une autre pièce avec le système EMG Cometa Wave (anciennement ZeroWire d’Aurion). La solution à mon sens la plus pratique consiste à utiliser un Ipad (ou un Iphone mais c’est moins grand) pour prendre la main sur le PC principal d’acquisition. J’ai fait il y a quelques semaines une vidéo pour présenter à la fois le monitoring, mais également la prise de contrôle des appareils en question (capture de mouvement, piste de marche électronique, EMG….). Je vous mets la vidéo ci-dessous :
L’avantage avec ce type de système c’est qu’il ne coûte pas bien cher au regard des prix pratiqués par les constructeur pour des solutions de monitoring dédiées. Un Ipad (environs 500 euros) + une app type Idisplay à 3,40 euros et le tour est joué.
Il existe des applis de contrôle à distance pour mac et pc sous ipad. Globalement, ces apps sont assez mauvaises et peuvent être vendues cher. Le problème réside principalement, quand ça marche, au taux de rafraichissement de l’écran. La prise de contrôle nécessite de dégrader fortement le framerate et ainsi, dans le cas du monitoring, on se retrouve assez facilement avec un slide show : inutilisable. IDisplay est une app intéressante dans le sens où elle n’est qu’une extension d’écran. Votre Ipad se transforme en écran supplémentaire via un petit soft serveur sur le PC dont vous voulez prendre le contrôle. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, le framerate est satisfaisant et permet d’avoir une visualisation du signal EMG tout à fait exploitable sans temps de latence gênant. Il vous suffit ainsi de déplacer la fenêtre de votre soft EMG ou d’une fenêtre Nexus vers votre Ipad et le tour est joué. Gros avantage de IDisplay, il gère le multitouch et donc permet d’interagir avec le doigt comme avec une souris. Ca marche très bien. Ceux qui réalisent des AQM chez les enfants ou les personnes agées verront très bien à quoi cela peut leur servir
Gros mois de mars 2011 chez Vicon Motion Systems. Le spécialiste de la capture de mouvement vient de sortir les caméras T série S. Ces caméras ont le bon goût de proposer une possibilité révolutionnaire dans le domaine de la motion capture : la capture de mouvement en extérieur. Ca y est, fini les tracas de l’installation en salle obscure. Avec ou sans fenêtres, vous pouvez dès à présent capturer le mouvement avec un maximum de performance. Ayant travaillé quelques années à l’Institut National du Sport et de l’Education Physique, je vois très bien l’application que l’on peut tirer de ces nouvelles caméras. Des T40 S permettront d’enregistrer les sportifs dans leur élément, à savoir leur piste d’athlétisme par exemple, plutôt que dans une salle obscure bien éloignée de leur terrain de jeu habituel. Dans le domaine clinique, l’avantage est mois clair. Toutefois, outre le fait de simplifier les conditions environnementales de l’installation, on peut imaginer de la capture en extérieur avec de l’analyse de la marche sur
différents terrains.
Côté logiciel, Vicon Nexus 1.7 sort ce mois-ci. Attendez donc toujours les retours des early adopters qui ne vont pas manquer d’être confrontés aux bugs restant qui peuvent être gênant en environnement clinique. Les nouveautés concernent surtout une amélioration de la prise en charge des caméras Basler et des systèmes EMG Noraxon. La nouveauté principale réside dans l’intégration des outils Ergoneers Dikablis Eye Tracking Solution. Il s’agit d’outils permettant le tracking occulaire. Dans les laboratoires de recherche investigant dans le domaine du couplage perception / action, ces systèmes permettent d’obtenir la direction de la tête et du regard. Je parlais de l’INSEP plus haut, je pense que mon ami J-F Stein, responsable du Labo Mouvement, Action et Performance, verrait d’un « bon oeil » ce type de matériel dans son arsenal de recherche.
Enfin, au rayon des bonnes nouvelles toujours, Bodybuilder et Pecs sont enfin compatibles Windows 7.
Une version corrigée de Vicon Nexus. Toujours le même conseil : une installation en double de votre version de travail ou alors vous attendez les retours de ceux qui auront testé cette nouvelle version. N’hésitez pas en tout cas à faire remonter les bugs que vous aurez constatés.
A télécharger avec votre compte Vicon Online Support ou alors prenez contact avec votre distributeur.